dimanche 10 février 2013

"L'EMBARRAS DU CHOIX" (Les Pamphlets Vol.13 Solitudes)


Malgré le temps qui nous égare
Malgré les vives engueulades
Les insultes sans crier « gare »
L’odeur des paniers à salades

Malgré la poussée de nos cornes
En dépit de tous nos combats
Notre mauvaise foi sans borne
Te souviens-tu de nos ébats ?

Isolé, face à mon destin
Je n’ai que l’embarras du choix
Me donner en pâture aux chiens
Ou me désenchaîner de toi !

Malgré le temps qui nous dessoude
Et me dissout dans du gin-fizz
Malgré nos cris, nos coups de coude
Nos coups de gueule qui défrisent

Malgré nos plaies, nos cicatrices
En dépit de tous nos coups bas
De notre hargne castratrice
Te souviens-tu de nos ébats ?

Isolé, face à mon destin
Je n’ai que l’embarras du choix
Me donner en pâture aux chiens
Ou me désenchaîner de toi !

Malgré le temps qui nous charcute
Et ridiculement nous sculpte
Tronches gravées à l’uppercut
Burinées pour le ciné culte

Malgré l’acharnement pervers
Sans concession pour nos tibias
Malgré nos regards de travers
Te souviens-tu de nos ébats ?

Isolé, face à mon destin
Je n’ai que l’embarras du choix
Me donner en pâture aux chiens
Ou me désenchaîner de toi !

Malgré le temps qui nous dévaste
Les ravages, les meurtrissures
Malgré les nuits, les jours néfastes
Les pensées, les actes obscurs

Malgré nos crimes et châtiments
En dépit de nos faux débats
Et nos mortels harcèlements
Te souviens-tu de nos ébats ?

Isolé, face à mon destin
Je n’ai que l’embarras du choix
Me donner en pâture aux chiens
Ou me désenchaîner de toi !


             Le 29/03/11.
                              Pascal GERMANAUD


"METAMORPHOSES" (Les Pamphlets Vol.2 Titre éponyme)


Je fus chevalier de romans
Me battant pour les nobles causes
Hier encor’ prince charmant
Dans vos histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui en piètre amant
Je me consacre à d’autres choses
Sous les jupons du firmament
Je subis la métamorphose.

Je fus bien plus beau qu’Apollon
Me battant pour les nobles causes
Hier on bénissait mon nom
Dans les histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui en vagabond
Je me consacre à ma cirrhose
Sous les fûts de Saint-Emilion
Je subis la métamorphose.

Je fus le calvair’ des manants
Me battant pour les nobles causes
On me surnommait D’Artagnan
Dans vos histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui en vieux dément
Je me consacre à ma névrose
Sous le poids des médicaments
Je subis la métamorphose.

Je fus un roi modeste et bon
Me battant pour les nobles causes
Je fus Arthur puis Coeur de Lion
Dans les histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui pis qu’un cochon
Je m’avachis où on me pose
Sous la tutell’ d’un moribond
Je subis la métamorphose.

Je fus un honnête hors-la-loi
Me battant pour les nobles causes
On m’appelait Robin des Bois
Dans vos histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui dans la mafia
Je me consacre à l’overdose
Sous le cuir de mes cheveux gras
Je subis la métamorphose.

Je fus sans peur et sans reproche
Me battant pour les nobles causes
Hier on m’appelait Gavroche
Dans vos histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui dans la débauche
Je vends mon âm’, je me repose
Sous mes yeux mûrissent des poches
Je subis la métamorphose.

Je fus respecté et aimé
Me battant pour les nobles causes
On m’appelait Ivanohë
Dans les histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui en exilé
Je me consacre à ma psychose
Dans un asile d’aliénés
Je subis la métamorphose.

Je fus cité dans les chansons
Me battant pour les nobles causes
Hier j’étais Napoléon
Dans vos histoires à l’eau de rose.
Mais aujourd’hui pour punition
J’ai retrouvé ma porte close
Sous les verrous de ma prison
Je subis la métamorphose.

                                        
         Le 13/02/91.
                          Pascal GERMANAUD

"VENGEANCE EN PERDITION" (Les pamphlets Vol.16 Sang Rouge)


Je voulais me donner des ailes
Me libérer de ma cuirasse
Mais intoxiqué au diésel
Je tanguais comme un essuie-glace

La buée de ce court chemin
Me faisait tourner en rond-point
Je m’engageais tel un gamin
Au hasard d’un sourire en coin

Je me passais d’un doux bercail
Et m’enfonçais dans le brouillard
Sans sextant et sans gouvernail
Sûr de mon instinct débrouillard

Avec mon halein’ de cheval
Et ma démarche de blaireau
Je m’en allais voir mon rival
Je me prenais pour un héros

Je partais cheveux en arrière
Fier comme un balai espagnol
Qui n’aurait jamais fait carrière
Au cul terreux d’une bagnole

J’affrontais le vent asocial
Et la poussière des bourrasques
Ne pensant qu’au but initial
Gravé sur le sol de nos frasques

En conquérant errant sans plan
L’estomac dans le pantalon
Je m’en allais sucer des glands
Sans jamais tourner les talons

Avec mon halein’ de cheval
Et ma démarche de blaireau
Je m’en allais voir mon rival
Je me prenais pour un héros

Candide comme une animale
Vous aviez cru en mon oubli
Mais ma haine sentimentale
Est une verrue établie

Je tournoyais dans les tornades
Et suffoquait aux agressions
Sous les éclairs, dans la panade
Le cœur aussi a ses sessions

Et je m’engouffrais dans les miasmes
De ma frénésie assassine
Malgré le temps frais et mon asthme
Tant que vengeance s’enracine

Avec mon halein’ de cheval
Et ma démarche de blaireau
Je m’en allais voir mon rival
Je me prenais pour un héros

Jusqu’à l’absolue résistance
Jusqu’à ce que mon corps succombe
Je persécutais l’existence
De l’ennemi jusqu’à la tombe

Je m’agrippais aux branches sèches
Aussi mortes que feuilles d’arbres
Dans mes chutes naissaient des brèches
Me rendant de roc et de marbre

J’ai reniflé la moindre trace
Fouillant les ruines et décombres
De terres saintes en guerres…hélas !
Jamais je n’ai trouvé son ombre

Avec mon halein’ de cheval
Et ma démarche de blaireau
Je m’en allais voir mon rival
Je me prenais pour un héros.


           Le 5/08/11.
                          Pascal GERMANAUD






vendredi 1 février 2013

"QUAND IL MENT" (Les Pamphlets Vol.24 A L'Aventure)


L’est muet comme carpe
Au matin se levant
Heurte la contrescarpe
Et sourit, s’en allant
Bottes cirées, écharpe
Accroché au volant
Il s’en va comme Garp
Vers un monde vivant

Mon strié canasson
Mon zèbre à la maison
Monstre certainement
Tant il plaît quand il ment

L’est fou mais je m’en fous
J’aime son univers
Sans porte, sans verrou
Toute nue en hiver
En quatrième roue
De son carrosse en verre
Je nage dans le flou
Et remets le couvert

Mon strié canasson
Mon zèbre à la maison
Monstre certainement
Tant il plaît quand il ment

L’est beau comme un dimanche
Ou un lundi de Pâques
Plus d’un tour dans les manches
Et d’autres dans son sac
Un jour une avalanche
Du côté du Larzac
Le lendemain la Manche
A franchir en kayak

Mon strié canasson
Mon zèbre à la maison
Monstre certainement
Tant il plaît quand il ment

L’est loufoqu’, je m’en moque
Je respire son goût
Pour l’aventure en bloc
Son esprit, son bagou
Je l’aime comme un coq
De bruyère, un gourou
Car avec lui j’en croque
Du remède à courroux

Mon strié canasson
Mon zèbre à la maison
Monstre certainement
Tant il plaît quand il ment

L’est muet comme carpe
Au matin se levant
Heurte la contrescarpe
Et sourit, s’en allant
Bottes cirées, écharpe
Accroché au volant
Il s’en va comme Garp
Vers un monde vivant…


        Le 17/07/12.
                         Pascal GERMANAUD






"J' TE KIFFE" (Les Pamphlets Vol.21 Ailes et Îles)


D’un clin d’œil furtif
D’un sourire hâtif
Sans rubans, sans motifs
Tu sais combien j’ te kiffe
En parcelle, en entier
Sans paillett’s ni sous-tif
Tu sais combien j’ te kiffe
Ma Liberté
J’ te kiffe en entier

D’un soleil sans taf
En méditant Piaf
Sans boutons, sans agrafes
Sans projets, sans paraphes
Je te kiffe en entier
En string, en pornographe
Saphir du phonographe
Ma Liberté
J’ te kiffe en entier

Du coin d’une strophe
D’un écho, voix off
Sans cœur en apostrophe
Sans un coup de Smirnov
En pucelle, en moitié
Je te kiffe en Tchekhov
Te mate en Kasparov
Ma Liberté
J’ te kiffe en entier

D’un amour pur bœuf
D’un jaune dans l’œuf
Sans argent, sans pneus neufs
Sans racines, sans meuf
Je te kiffe en entier
Sans un signe, sans bluff
Sans insigne, sans keufs
En légèr’té
Je te kiff’, Liberté !

D’un clin d’œil furtif
D’un sourire hâtif
Sans rubans, sans motifs
Tu sais combien j’ te kiffe
En parcelle, en entier
Sans paillett’s ni sous-tif
Tu sais combien j’ te kiffe
Ma Liberté
J’ te kiffe en entier


            Le 4/03/12.
                           Pascal GERMANAUD





dimanche 20 janvier 2013

"QUAND JE SERAI" (par Roy Kar sur Noomiz)



Roy Kar sur Noomiz



- « Quand je serai grand, je voudrais
Etre pompier, vétérinaire »
- « Moi, plus grande, je soignerai
Tous les enfants et les grands-mères »

 - « Quand je serai un homme, un vrai
Jongleur au milieu des étoiles
Je jouerai, je hisserai
Mon drapeau noir et la grand-voile »
- « Moi quand je serai une femme
Je voudrais être une princesse
Avec, dans le cœur, une flamme
Aux étincelles de tendresse »

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des jaloux, sans doute !

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des proches qui doutent !

- « Quand je serai immense, adulte
Je deviendrai un magicien
J’inventerai la catapulte
A envoyer les méchants au loin »
- « Moi je serai fée du joli
Avec de longs cheveux bouclés
Et j’enverrai les malpolis
Loin de ma maison de poupées »

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des jaloux, sans doute !

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des proches qui doutent !

- « Quand je serai vieux, comme on dit
A dix-huit ans et plus encore
Vous serez tous au Paradis
Et moi le Roi dans le décor »
- « Moi je serai là aussi
Sur les planches, amoureuse, actrice
Avec des « bravo », des « merci »,
Dans mes yeux, des feux d’artifices

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des jaloux, sans doute !

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des proches qui doutent !

- « Quand j’aurai l’âge d’être seul
Avec mes feuilles et mes papiers
J’écrirai ce que d’autres veulent
La liberté et l’amitié »
- « Moi je lirai tes poèmes
… J’en ferai des chansons
Pour ceux qui nous croient, nous aiment
Fiers de nous, de nos passions ! »

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des jaloux, sans doute !

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des proches qui doutent !

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des proches, sans doute !

Mais il y’a toujours en travers d’ la route
Des briseurs de rêves… Des gens qui s’en foutent !

         Pascal GERMANAUD

"LE CHOIX EST FAIT" (Les Pamphlets Vol.21 Ailes et ÎLES)


L’humanité vacille et les fous sont en ville
En mode destruction derrière leur nœud pap’
Ils portent la faucill’ pour buter du civil
Des têt’s en réduction comme monnaie du Pape
La Grande Société en prendrait pour son grade
Si la faiblesse, un soir, attirait leurs regards
Choisir entre chauffer les pelouses des stades
Ou chauffer les trottoirs de la rue Vaugirard
Le choix est fait !

Les bouch’s encor fumant’s aux relents de ris d’ veau
Et les bulles de Champ’ éclatées sur la soie
Ne craignent pas l’amiante au bord des caniveaux
Sous les feux de la rampe elles ne s’apitoient
La Haute Société affalée sur l’estrade
Contemple son Histoire en humant un cigare
Choisir entre chauffer les pelouses des stades
Ou chauffer les trottoirs de la rue Vaugirard
Le choix est fait !

La connerie pullule et se prend pour un dieu
Un dieu couvert, prodigue au-dessus de sa loi
Où la bonté recule elle avance pour mieux
Se voir danser la gigue en se léchant les doigts
L’Immense Société est un marché qui brade
Des peaux blanches ou noir’s pour des noces barbares
Choisir entre chauffer les pelouses des stades
Ou chauffer les trottoirs de la rue Vaugirard
Le choix est fait !

Les fanfarons s’habillent en Prada, en ronds-d’-cuirs
Soulagent leur vessie dans vingt mètres carrés
Retourn’nt à la Bastille où ils ne font que nuire
A la mémoire, aux cris des ombres du passé
La Fourbe Société sans pitié, en brimades
Fait mine de s’asseoir au milieu des combats
Choisir entre chauffer les pelouses des stades
Ou chauffer les trottoirs de la rue Vaugirard
Le choix est fait !

La Vierge immaculée en pél’rinage à Lourdes
N’a pas de concession à offrir en partage
Se sent-elle acculée ? Peut-être est-elle sourde ?
Ou bien la possession a-t-ell’ pris l’avantage ?
La Sainte Société en pieuse promenade
Ne fait don que d’espoir en arrivant trop tard
Choisir entre chauffer les pelouses des stades
Ou chauffer les trottoirs de la rue Vaugirard
Le choix est fait !

Les politiques en touchent un mot dans les beuv’ries
Et oublient bien au chaud que dehors c’est la mort
Qui grelote et se couche en croyant que Paris
A un cœur d’artichaut et aura des remords
La Frêle Société entourée de rocades
En son antre est un couard dans les yeux d’un clochard
Choisir entre chauffer les pelouses des stades
Ou chauffer les trottoirs de la rue Vaugirard
Le choix est fait !


             Le 14/02/12.
                              Pascal GERMANAUD

"SOUBRESAUTS D'ESSENTIEL" (Les Pamphlets Vol.23 Terne Western)


Soyons saouls au soleil
Ensemble, encensés
Soyons insensés
Sortons tous du sommeil

Et sentons tous nos sens
Sans le stress, sans tensions
Sans secouss’ sensations
De caress’, d’innocence
… Sauf si vient la mousson !

Et ce n’est pas parc’ qu’on
N’a pas connu les guerres
Qu’on est de jeunes cons
Qu’on ne s’en soucie guère

Soutenons-nous ce soir
D’un sourir’ naissant
Le souffle incessant
Du Sud sans accessoires

Et suivons sous le ciel
L’ascension des passions
Cent accents sans Nations
Soubresauts d’essentiel
… Sauf si vient la mousson !

Et ce n’est pas parc’ qu’on
N’a pas connu les guerres
Qu’on est de jeunes cons
Qu’on ne s’en soucie guère

Dansons là sans sursis
Suffit d’ se lancer
Sous « sol » s’élancer
Face à « mi », « la » sous « si »

Et sifflons le calice
Jusqu’à son lit de sons
Sans la lie, sans soupçons
Suaves et complices
… Sauf si vient la mousson !

Et ce n’est pas parc’ qu’on
N’a pas connu les guerres
Qu’on est de jeunes cons
Qu’on ne s’en soucie guère

Soulevons sans censure
Nos sobres pensées
Sûres, cadencées
Même sang, même azur

Et suivons sous le ciel
L’ascension des passions
Cent accents sans Nations
Soubresauts d’essentiel
… Sauf si vient la mousson !

Et ce n’est pas parc’ qu’on
N’a pas connu les guerres
Qu’on est de jeunes cons
Qu’on ne s’en soucie guère !


        Le 29/06/12.
                         Pascal GERMANAUD




lundi 14 janvier 2013

"JE M'AMARRE OU J' ME MARRE" (Mendrack sur scène)






JE M’AMARRE OU JE ME MARRE


Je m’amarre où je me marre
En pirate, en corsaire
Loin des villes, des fanfares
Du fardeau qu’ mon corps serre
Si je vois au loin un phare
J’ mets des cordes à ma guitare
J’ m’inserre
J’ m’aère
J’ m’aère.

Je m’amarre où je me marre
Au nez de tes estuaires
Tiens la barre et tintamarre
La cravate au vestiaire
Je mets mon pull en mohair
Bien loin de mes congénères
J’ me barre
Je pars
Je pars

Je m’amarre où je me marre
Sur des terres moins austères
Loin des guerr’s et des bagarres
Et loin des ministères
C’est fini le temps des gares
J’ mets les voiles et je m’égare
En mer
J’ m’aère
J’ m’aère

Je m’amarre où je me marre
Sous l’étoile polaire
Je côtoie des hommes rares
Des femmes sans colère
Je vogue loin des enfers
J’ rends ses cornes à Lucifer
Victoire
Je pars
Je pars

Je m’amarre où je me marre
Dans l’antre du mystère
Loin de tous mes cauchemars
Il n’y a plus d’éphémère

Je t’aime mais y’en a marre
Je repars, je redémarre
Et j’erre
J’ m’aère
J’ m’aère

Je m’amarre où je me marre
Dans des yeux sans frontières
Et je garde la mémoire
A bon escient j’espère
Pour vous narrer mes histoires
J’ mets des cordes à ma guitare
Pépère
J’ m’aère
J’ m’aère.


                Le 29/04/99.
                                  Pascal GERMANAUD

"LE MOMENT OU LE TEMPS S'ARRETE" (Les Pamphlets Vol.20 Sabordage)


A triturer ma cigarette
Agrippée au cendrier
J’attends que la planète arrête
Le temps, les calendriers
Et je m’acharne, je m’entête
A voir durer le suspense
En faisant tourner sur l’arête
Une pièce de deux cents

Qu’il est doux ce moment
Ca s’arrose
Champagne au firmament
C’est la pause

A mâchouiller ma plume Bic
Entre deux lignes, de gré
Je jette un œil à l’alambic
Sans pour autant le crever
Je me titille, me concentre
Sur un verbe, un complément
L’encre qui coule dans mon ventre
Je n’en f’rai pas un roman

Qu’il est doux ce moment
Ca s’arrose
Champagne au firmament
C’est la pause

A glandouiller sur un fauteuil
Ou sur le canapé-lit
J’écarte de ma vue les feuilles
Les objets de mon délit
Et je relis les quelques pages
Griffées en apesanteur
Pour éviter les dérapages
J’inhale à fond leurs senteurs

Qu’il est doux ce moment
Ca s’arrose
Champagne au firmament
C’est la pause

A renâcler avec dédain
La pendule du mur blanc
J’enfile mon trois-quarts en daim
Quitte mon monde troublant
Et je m’en vais gagner ma croûte
Dans le doute d’avoir faim
Si une idée croise ma route
Ma vie n’aura pas de fin

Qu’il est doux ce moment
De la pause
Champagne au firmament
Ca s’arrose !


          Le 4/02/12.
                         Pascal GERMANAUD



"LE CHANT DE PLATON" (Les Pamphlets Vol.17 En Voie De Disparition)


En accord avec lui-même et nimbé de virtuoses
Sa voix rythmée s’écrème au sein de la symbiose
Le chant des innocents, des amants baladins
Résonne, comme aux champs, en rosée du matin
Et la violence extrême assombrissant les villes
Se transforme en poème, en slam, figur’ de style !

Si on nous pardonne
Nos viles rancoeurs
C’est en nous faisant danser !
« La musique donne
Une âme à nos cœurs
Et des ailes à la pensée ! »

C’est dans la mélodie d’un organe vivant
Qu’on s’ouvre au Paradis comme des serfs volants
Quand rien ne nous amuse, enchaînés à nos nurses
La chanson est la Muse adoucissant les mœurs
Au son des instruments qui nous déploient leurs charmes
On fait fi un moment du bruit honteux des armes !

Si on nous pardonne
Nos viles rancoeurs
C’est en nous faisant danser !
« La musique donne
Une âme à nos cœurs
Et des ailes à la pensée ! »

C’est bien évidemment un coup d’ pouce à l’espoir
Ces airs du firmament écoutés dans le noir
Les soirs après le taf on chasse des oreilles
Le cri des épitaph’s des morts qui nous surveillent
Quand le chien se détend au creux des carabines
C’est Pierrot qui entend, hauts les chœurs ! Colombine !

Si on nous pardonne
Nos viles rancoeurs
C’est en nous faisant danser !
« La musique donne
Une âme à nos cœurs
Et des ailes à la pensée ! »

Au-dessus du terrain rageant des amalgames
L’avenir est serein en partageant nos gammes
C’est un rappel au calme en des temps improbables
Où l’odeur du napalm est liée avec le Diable
Si le courant passait de la chaise aux guitares
On aurait un Reggae comme hymne ou étendard !

Si on nous pardonne
Nos viles rancoeurs
C’est en nous faisant danser !
« La musique donne
Une âme à nos cœurs
Et des ailes à la pensée ! »

En accord avec lui-même et nimbé de virtuoses
Sa voix rythmée s’écrème au sein de la symbiose
Le chant des innocents, des amants baladins
Résonne, comme aux champs, en rosée du matin
Et la violence extrême assombrissant les villes
Se transforme en poème, en slam, figur’ de style !

Si on nous pardonne
Nos viles rancoeurs
C’est en nous faisant danser !
« La musique donne
Une âme à nos cœurs
Et des ailes à la pensée ! »


            Le 19/09/11.
                             Pascal GERMANAUD