jeudi 1 mars 2012

"LA TERRE OMISE" (Les Pamphlets Vol.15 Rencontre Du Troisième Degré)


Après s’être battus
Contre les ronces
Les pierres, les talus
Sourcils qui froncent
Obstacles et à-pic
Et fondrières
N’ont pas eu de répliques
A nos pas fiers

Cette Terre était là
Pour toi et moi
On aurait fait des enfants
En pagaille
Couru tout nus dans les champs
Sans bataille

Sans remous, sans dommage
Sans perdre haleine
On courait vers l’image
De grandes plaines
Sous un nuage haut
Et coruscant
On faisait d’ la Géo
On foutait l’ camp

Cette Terre était là
Pour toi et moi
On aurait fait des enfants
En pagaille
Couru tout nus dans les champs
Sans bataille

Après s’être acharnés
Contre les traîtres
Les Hommes barbelés
Sans raison d’être
 Mosquées et synagogues
Eglis’s en grève
N’ont pas eu de dialogues
Face à nos rêves

Cette Terre était là
Pour toi et moi
On aurait fait des enfants
En pagaille
Couru tout nus dans les champs
Sans bataille

Sans adieux, artifices
Sans amertume
On filait sans offices
Et sans coutumes
Sous d’autres firmaments
Et d’autres vents
A l’aune des err’ments
On s’rait vivants

Cette Terre était là
Pour toi et moi
On aurait fait des enfants
En pagaille
Couru tout nus dans les champs
Sans bataille.


               Le 10/05/11.
                                Pascal GERMANAUD

"EN ATTENDANT LA FIN DU MONDE" (Les Pamphlets Vol.15 Rencontres du 3ème Degré)


Dans des surlendemains de massacres festifs
Il est un assassin de religion pontife
Dormant sur ses lauriers, se foutant de ses ouailles
Jusqu’à répertorier le bon temps de la gouaille

Si l’avenir se tire une balle en plein cœur
Vous crèverez martyrs en laissant pour vainqueurs
Des clones et des avatars
Crachez les macchabées des bouches des menteurs
Sortez tous les bébés des mains des dictateurs
Avant qu’il ne soit trop tard.

En ces temps casse-gueule où sombrent les héros
Il est un esprit veul’ voulant voir à zéro
Le moral et des troupes et des group’s en sursis
Ayant le vent en poup’ mais devant…le roussis

Si l’avenir se tire une balle en plein cœur
Vous crèverez martyrs en laissant pour vainqueurs
Des clones et des avatars
Crachez les macchabées des bouches des menteurs
Sortez tous les bébés des mains des dictateurs
Avant qu’il ne soit trop tard.

Aux détours de parcours sans nul itinéraire
Il est un grand vautour fou de l’Art funéraire
Epris de crucifix, féru des coins de rues
Malheur à qui s’y fie, malheur aux disparus

Si l’avenir se tire une balle en plein cœur
Vous crèverez martyrs en laissant pour vainqueurs
Des clones et des avatars
Crachez les macchabées des bouches des menteurs
Sortez tous les bébés des mains des dictateurs
Avant qu’il ne soit trop tard.

                                      
               Le 15/06/11.             
                                Pascal GERMANAUD

"REVOLTES" (Les Pamphlets Vol.11 Révoltes)


S'il faut fair' des efforts, se serrer la ceinture
Pour préserver l' confort de vos progénitures
Cadors du financ'ment prônant vos conjonctures
Où notre harassement paie votre acupuncture;
Si vous sucez le sang de tous vos « Play-mobil »
Pour être plus puissants et nous rendre immobiles
C'est aussi compter sans nos révoltes fertiles
Face au mépris croissant de vils ptérodactyles.
Si la Crise est un leurr' pour mieux nous émouvoir
Ell' n'a que la valeur des Caisses du Pouvoir
Des Multinational's, des Traders de la Gloire
D'une gloire vénale et de son fair’-valoir.

Si le porteur de clefs ment
Si l'avenir est clément
Si vous coulez dans le lac Léman
C'est que le Paradis n'est pas Fiscal
Via une Europe Sociale.

Si nous courbons l'échine en portant votre croix
En étant la Machine et le Gain de surcroît
Ce n'est pas pour nourrir vos capric's de Bourgeois
Mais pour vivre et mourir dignement dans la joie.
S'il faut à la lanterne éclairer vos visages
Pour les rendre moins tern's dans notre paysage
Nous remettrons à l'heur' les pendules d'usage
Et même des couleurs à votre après-rasage.
S'il faut noyer un poulpe ou bien prendre les armes
Pour battre votre coulp', vous pomper une larme
Nous jouerons du tambour aux esgourd's de vos gardes.
Gare aux Topinambours !  Le Monde vous regarde !

Si le porteur de clefs ment
Si l'avenir est clément
Si vous coulez dans le lac Léman
C'est que le Paradis n'est pas Fiscal
Via une Europe Sociale.
                                                          
              Le 1/11/10.  
                             Pascal GERMANAUD




mardi 28 février 2012

"SUS AUX LAPSUS" (Les Pamphlets Vol.12 Evasions)


Ne bafouons pas notre langue
Ni de bois ni nid de vipères
Qui vogue sur nos lèvres et tangue
Telle une pirogue en rivières

Et le jour où Satan t’accule
Prends bien garde à ses tentacules
C’est un peu comme si Fillon
Etait un pote de Guillon

Sus aux lapsus ! Aux amalgames
Sortant de la bouche des dames
Aussi vulgair’s que ces messieurs
Sont pervertis, voir’ pernicieux
SUS AUX LAPSUS !

N’entachons pas notre latin
Ne pas le perdre à nos dépens
Laissons l’inculture au gratin
Aux dyslexiques galopants

Et si un jour l’envie te prend
De nous représenter en France
N’oublie pas que tu nous apprends
Les mots qui font la différence

Sus aux lapsus ! Aux amalgames
Sortant de la bouche des dames
Aussi vulgair’s que ces messieurs
Sont pervertis, voir’ pernicieux
SUS AUX LAPSUS !

Ne prenons surtout pas exemple
Sur l’énarque au-dessus des lois
Qui se noie sous des robes amples
Pour y planquer sa mauvais’ foi

Et si un jour t’as la décence
D’avoir le Verbe de Molière
Inculque-nous tes connaissances
Et cesse d’être cavalière

Sus aux lapsus ! Aux amalgames
Sortant de la bouche des dames
Aussi vulgair’s que ces messieurs
Sont pervertis, voir’ pernicieux
SUS AUX LAPSUS !
SUS !


              Le 26/12/10.
                               Pascal GERMANAUD

"GANGSTER" (Les Pamphlets Vol.9 Vers Divers)


Si un jour tu m’aimes, amen !
Je jure que je t’emmène
A Hong Kong
A Cannes ou à Calcutta
Tu seras belle dans ta
Robe longue

Si un jour l’argent nous manque
Je braquerai une banque
Une vieille
Et je gagnerai au change
Des lendemains plus étranges
Que les veilles

Et je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster
Non je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster

Si tu m’aim’s, si ton coeur tangue
Je tourne sept fois ma langue
Dans ta bouche
Et je t’emmène à Hong Kong
A dos d’âne ou même en tongs
En babouches

Si t’as des fourmis, des crampes
Je te promets qu’on décampe
En Concorde
Pour d’autres îles ou planètes
Avant qu’au cou on me mette
Une corde

Et je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster
Non je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster

Si un jour tu m’aimes ailleurs
C’est que j’y serai meilleur
Et plus brave
Je te décroch’rai le ciel
Je vol’rai mes propres ailes
Sans enclave

Si ce jour ta porte s’ouvre
Si ce jour je te découvre
Coup de gong
Je te ramène au bercail
Je sais que c’est pour toi qu’ « I
Sing a song »

Et je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster
Non je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster

Si un jour tu m’aimes, envoie
Un message, un son de voix
Du Mékong
Et je t’emmène aux Etats-
Unis si tu remets ta
Robe oblongue

Si un jour tu m’aimes, amen !
Je jure que je t’emmène
A Hawaï
Gironde ou Minnesota
Tu seras belle dans ta
Robe en skaï

Et je n’ai plus à me taire
Je suis ton amour mystère
Ton gangster.


                 Le 18/05/99.
                                   Pascal GERMANAUD

"TUEUSE NEE" (Les Pamphlets Vol.8 Amnésique)


Tu mets le feu aux poudres
Pour que tombe la foudre
Dans mon coeur déjà ruine
Où ruissèle la bruine
Tu me voudrais si calme
Dans tes yeux de napalm
Que ton corps dynamite
              A franchi les limites

Je t’aime comm’ tu es
Mais tu vas me tuer

Tu mijotes sans cesse
Des poisons qui me stressent
Pour que je bouffe au fond
Le rire des bouffons
Au creux de tes oreilles
Une sorcièr’ sommeille
Une jolie fillette
              Au goût de mitraillette

Je t’aime comm’ tu  es
Mais tu vas me tuer

Si je vais de travers
Tu sors ton revolver
Si je végète trop
Tu me pouss’s sous l’ métro
Je sais qu’ si je t’énerve
Tu m’ déboîtes en conserve
Et qu’ si je fous le camp
              Tu me lav’s dans l’ volcan

Je t’aime comm’ tu es
Mais tu vas me tuer

Notre amour est en fuite
Et ensuite on se cuite
On se quitte sans doute
Pour que tu me déroutes
Je reviens sur ta rive
Ton couteau me motive
Le cou pris sur ta lame
Je t’ai donnée mon âme

 Je t’aime comm’ tu es
Mais tu vas me tuer.
                 
Le 11/06/96.
Pascal GERMANAUD

vendredi 17 février 2012

"VOYAGER SOUS TA COUETTE" (Les Pamphlets Vol.13 Solitudes)


S’il faut s’enfermer pour s’évader
C’est que le monde est triste dehors
Ou que t’es venue m’offrir ton corps
Que la vie est un arc à bander

Sous la couette, faire des tresses
Et te déplumer, alouette !
C’est une prouesse antistress
Que de voyager sous ta couette


S’il faut dormir entre quatre murs
Pour fuir les affres de l’extérieur
Vers d’autres aléas et erreurs
Autant vivre sous les couvertures

Sous la couette, faire des tresses
Et te déplumer, alouette !
C’est une prouesse antistress
Que de voyager sous ta couette


S’il faut s’aimer en retrait des fenêtres
Pour éviter les yeux des voisins
Autant revisiter tes coussins
Tes seins, ton duvet et disparaître

Sous la couette et faire des tresses
Et te déplumer, alouette !
C’est une prouesse antistress
Que de voyager sous ta couette


S’il faut bien cadenasser les portes
Pour ne pas subir les catastrophes
Naturelles des deux Bogdanov
Autant que de beaux draps nous emportent

Sous la couette et faire des tresses
Et te déplumer, alouette !
C’est une prouesse antistress
Que de voyager sous ta couette


S’il faut mourir dans une prison
Sous le goudron de la nicotine
Ou la lame d’une guillotine
Ce sera tête sous l’édredon

Sous la couette, faire des tresses
Et te déplumer, alouette !
C’est une prouesse antistress
Que de voyager sous ta couette.


              Le 25/03/11.
                               Pascal GERMANAUD



"LE TEMPS D'UN CLIP" (Les Pamphlets Vol.10 Désamours)


Chaque matin je te regarde
Devant ton miroir, éveillée
Quand je ne suis plus sur mes gardes
Tu me balances un oreiller
Tu enfiles tes bas
Je saute dans mon slip
Terminés les ébats
Ce fut le temps d’un clip

Chaque midi où je t’observe
Devant ta salade de riz
Ce moment-là je le conserve
Un p’tit clin d’œil, on se sourit
Tu chevauch’s ta vespa
Je saute dans ma jeep
Terminé le repas
Ce fut le temps d’un clip

Chaque soirée tu te fais nonne
Devant le thé et la télé
Allons voir si l’arthros’ mignonne
A raison de nos corps mêlés
Tu t’accroches à mes bras
A ton cul je m’agrippe
On gémit et voilà !
Ce fut le temps d’un clip

Chaque nuit où tu cauchemardes
Devant mes yeux ensommeillés
Je t’observe, je te regarde
Et je plonge sous l’oreiller
Je m’endors en apnée
Loin de ton mauvais trip
J’te fais du pied de nez
Rêvant du prochain clip.
                   
               
          Le 21/07/10.       
                            Pascal GERMANAUD



samedi 11 février 2012

"AIE CONFIANCE" (Les Pamphlets Vol.19 Commun Des Mortels)


Aie confiance, mon frèr’, tu oublieras bientôt
Les blessures d’hier, les lames des couteaux
Car je ferai en sort’ de te rendre plus fort
Ma magie n’est pas morte et je vaque à ton sort
Sortilège et bien-êtr’, ton esprit est ailleurs
Tu ne peux reconnaîtr’ ni ennemis ni sœurs
Débarrassé de tous, des tyrans, des gouailleurs
Je te rends sans secousses une vie en douceur

Souviens-toi de l’amnésie
Souviens-toi de moi
Autour il n’y a qu’hérésie
Et langues de bois

Aie confiance, martyr, tu ne le seras plus
Qu’il est bon de partir d’un abysse absolu
Mon pouvoir sans douleur est une échappatoire
Un remèd’ guérisseur contre toute mémoire
Mon humeur est câline et je sais qu’au final
Un peu d’adrénalin’ ne fait jamais de mal
Un nouvel horizon sans regrets, sans remords
Un peu de dérision ne fait jamais de tort

Souviens-toi de l’amnésie
Souviens-toi de moi
Autour il y a frénésie
Et chemins de croix

Aie confiance, fiston, la foule est carnivore
L’un dépouill’ ton veston; l’autre, en traitr’, te dévore
Je t’ai tout effacé pour une renaissance
Quand la veille est faussée, le jour même est plus dense
Aie confiance, vieux loup de mer ou bien de terre
J’enfoncerai le clou jusque dans tes artères
Il n’est pas bon d’omettre de bons souvenirs
Mais je suis le seul maître et tu peux me bénir

Souviens-toi de l’amnésie
Souviens-toi de moi
Autour il n’y a qu’hystérie
Et crises de Foi.


            Le 17/01/12.
                             Pascal GERMANAUD





"LES LENDEMAINS QUI CHUINTENT" (Les Pamphlets Vol.12 Evasions)


Nous n’avons plus le temps
De nous voir en cachette
Nous n’avons plus vingt ans
Les doigts sur la gâchette
Nous n’avons plus d’étang
Pour allonger nos jambes
Nous n’avons que du vent
Et des dettes qui flambent

Il y a des lendemains qui chuintent
Comme une bouilloire en attente
Inélégantes mains qui suintent
Avant d’actionner la détente !

Nous n’avons plus le temps
Pour un brin de causette
Ils sont loin nos vingt ans
Moi Tarzan, toi Cosette
Nous n’avons plus autant
Le sourir’ tropical
Car nous avons les dents
Plongées dans un bocal

Il y a des lendemains qui chuintent
Comme une bouilloire en attente
Inélégantes mains qui suintent
Avant d’actionner la détente !

Nous n’avons plus l’élan
Pour courir la vachette
Devenus indolents
Face aux pierr’s qu’on nous jette
Nous n’avons plus vingt ans
Mon amour, tu sais bien
Nous n’avons plus le temps
Un index sur le chien

Il y a des lendemains qui chuintent
Comme une bouilloire en attente
Inélégantes mains qui suintent
Avant d’actionner la détente !

Nous n’avons plus le temps
Tout s’fait à la sauvette
Et passent les printemps
Un peu à l’aveuglette
Nous n’avons plus les champs
Pour fuir à toute bride
Le regard des méchants
Qui perfore nos rides

Il y a des lendemains qui chuintent
Comme une bouilloire en attente
Inélégantes mains qui suintent
Avant d’actionner la détente !

Nous n’avons qu’ nos séants
Menés à la baguette
Pour rêver d’océans
Pour rêver de guinguettes
Nous n’avons plus vingt ans
Entends-tu ? Ma sylphide
Profitons de l’instant
Le barillet est vide !

Il y a des lendemains qui chuintent
Comme une bouilloire en attente
Inélégantes mains qui suintent
Avant d’actionner la détente !


             Le 8/02/11.
                             Pascal GERMANAUD

"LE FOND DE L'AIR" (Les Pamphlets Vol.13 Solitudes)


Le fond de l’air est sec
Et je vide mon sac
De son âme intrinsèque
Sans crainte du ressac
J’y vois prises de becs
Remords, regrets en vrac
Pleurs et salamalecs
Félonies et fric-frac

Le fond de l’air est sec
Et je vide mon sac
De l’empirisme aztèque
Aux confins du Larzac
Attaché aux métèques
Aux métis qu’on attaque
Je me nourris du grec
Du latin, du slovaque

Le fond de l’air est sec
Et je vide mon sac
Du rire des beaux mecs
Et du rictus des macs
Je jette mes « collecs »
Au milieu du tarmac
Et je ferai avec
Mes angoisses, mon trac

Le fond de l’air est sec
Et je vide mon sac
De son trop-plein d’échecs
De souvenirs opaques
Cyniques discothèques
Coups de triques, matraques
Je me nourris du tchèque
Du roumain, du bosniaque

Le fond de l’air est sec
Et je vide mon sac
De ses carnets de chèques
De bien d’autres arnaques
Billes, agates, « bonbecs »
Perdus dans un cul-de-sac
Je me ferai un break
A poil, au bord d’un lac

Le fond de l’air est sec
Et je vide mon sac
Des Derrick, des Houellebecq
Qui m’ont ôté la niaque
Je pars sans un kopek
M’inventer un hamac
Où les bibliothèques
Partagent leur bivouac.


            Le 06/04/11.
                             Pascal GERMANAUD


mardi 7 février 2012

"TU AVANCES ET TU AVANCES" (Les Pamphlets Vol.18 Ombres et Vérités)


Ne bouge plus, bout de femme
Je voudrais juste t’approcher
Te séduire sur un rocher
Où le ressac emporte lames
De fond… en comble j’aimerais
Connaître l’antre de ton âme
La moindre note de tes gammes
La moindre branche en tes forêts

Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?
Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?

Ne bronche plus, merveilleuse
Apparition ;  je veux toucher
L’ombre à côté de toi, couchée
Comme une arme mise en veilleuse
Et je voudrais me réveiller
Près de cette chaleur moelleuse
Aux plumes d’une humeur soyeuse
Sur une moitié d’oreiller

Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?
Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?

Arrête-toi, plus un geste
J’ai le cœur qui bat la chamade
Je ne suis pas assez nomade
Et j’ai la poursuite indigeste
Je te jouerais ma sérénade
Si tu posais enfin ta veste
Si tu ne jetais plus le lest
Qui me plombe dans ma panade

Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?
Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?

Assieds-toi, belle éphémère
Que je te chante mes envies
Que tu me vois en vrai, en vie
Avant de rejoindre les mers
Je voudrais des plaisirs inouïs
Passer une nuit toute entière
Entre tes courbes nues, altières
Entre tes bras…évanoui

Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?
Mais tu avances et tu avances
Comment veux-tu que j’aie ma chance ?


           Le 6/12/11.
                          Pascal GERMANAUD





"C'EST LE VENT BETTY" (Les Pamphlets Vol.9 Vers Divers)


C’est le vent Betty
Crevant d’appétit
Petit à petit

Betty c’est le vent
Le vent de la colère
Les raisins de la galère
Sans raison si souvent

Betty s’élevant
Volatile émouvant
Au-dedans des instincts
Des instants incertains

C’est le vent Betty
Le vent en partie
Et ta tête aussi

Betty c’est le vent
Le soleil levant
Derrière et devant
Parfois décevant

Betty sent le vent
Bientôt comme avant
Betty s’enivrant
La nuit sans le vent

C’est le vent Betty
Le vent d’ la bêtise
L’alizé, la bise

Betty c’est la vie
La vie de l’envie
L’envie d’être en vie

Betty c’est le vent
Soufflant sa colère
Dans les courants d’air
En courant, en rêvant

C’est le vent Betty
Crevant d’appétit
Petit à petit

Betty c’est la ven-
-Geance par temps
De pluie ou autant
En emporte le vent

Betty il est temps
Tant que le lit t’attend
De jouer un moment
La Belle au Bois Dormant.


          Le 03/03/87.
                            Pascal GERMANAUD