lundi 5 septembre 2011

"LE MAL DES MAUX" (Les Pamphlets Vol.15 Rencontres du Troisième Degré)


Paralysie, anastomose
Bucco lingo faciales, arthrose
Cervicale ou encor’ myopie
Astigmatisme et presbytie
Ce ne sont pas ces handicaps
Qui la dérangent, elle s’en tape
Mais c’ qui la gêne, qui la gratte
Se résume à son poil aux pattes

Périarthrite des épaules
Une joue droite, une joue molle
Epicondylite du coude
Ou coccyx fêlé qui la boude
Ce ne sont pas ces handicaps
Qui la dérangent, elle s’en tape
Mais c’ qui la gêne, qui la gratte
Se résume à son poil aux pattes

Spasmophilie, cinquièm’ lombaire
Vitiligo, trouble oculaire
Tendinite, affection vocale
Et la promenade bancale
Ce ne sont pas ces handicaps
Qui la dérangent, elle s’en tape
Mais c’ qui la gêne, qui la gratte
Se résume à son poil aux pattes

Fous-rir’s, zona et digérez
Constipation ou bien diarrhées
Mal au dos, crampes et polypes
Nez bouché même sans la grippe
Ce ne sont pas ces handicaps
Qui la dérangent, elle s’en tape
Mais c’ qui la gêne, qui la gratte
Se résume à son poil aux pattes

 Cicatrices et cors aux pieds
Et puis décollement vitré
Hémorroïdes et allez donc
Mauvaise halein’, déglutition
Ce ne sont pas ces handicaps
Qui la dérangent, elle s’en tape
Mais c’ qui la gêne, qui la gratte
Se résume à son poil aux pattes

Et pour en terminer syndrome
Du canal carpien et fibrome
Sans oublier les hématomes
Sans dévoiler tout c’ qu’a son homme
Ce ne sont pas ces handicaps
Qui la dérangent, elle s’en tape
Mais c’ qui la gêne, qui la gratte
Se résume à son poil aux pattes.


                      Le 23/04/11.
                                       Pascal GERMANAUD







samedi 3 septembre 2011

"CREPUSCULE" (Les Pamphlets Vol.4 Rage et Courage)



 Au crépuscule
Ô belle amie tu déambules
Dans cette vill’ changée en bulle
Où pas un chat ne te bouscule

Au crépuscule
Ô belle amie le long des murs
Pas une oreille ni murmure
La nuit gomme les matricules

Quand les fous dorment en famille
Tu sors enfin de ta coquille

Au crépuscule
Ô belle amie de rue en rue
Dans le silence, tu te rues
Silence d’or sans véhicules

Au crépuscule
Ô belle amie telle une Muse
Tu goûtes aux rêves, tu t’amuses
Loin des regards et des calculs

Quand les folles se démaquillent
Tu sors enfin de ta coquille

Au crépuscule
Ô belle amie tes yeux s’allument
Nul ne te vole dans les plumes
C’est un désert qui s’articule

Au crépuscule
Ô belle amie la solitude
Te redonne un peu d’altitude
Au-delà d’un mond’ qui bascule

Quand les fous sont derrièr’ leurs grilles
Tu sors enfin de ta coquille

Au crépuscule
Ô belle amie finie la lutte
Quand disparaissent les volutes
Les gaz impurs qui t’émasculent

Quand les fous dorment en famille
Tu sors enfin de ta coquille.                        


                               Le 05/12/93.
                                                  Pascal GERMANAUD

vendredi 2 septembre 2011

"AU RYTHME DES ROCKING-CHAIRS" (Les Pamphlets Vol.11 Révoltes)



 C’est la fin de ma Quêt’,  la fin de ma carrière
Je peux battre en retrait’ sans pousser les barrièr’s
Ma vision est abstrait’ quand j’me penche en arrière
Je n’ai plus de requêt’ ; j’ peux poser mon derrière

Car à mon âge je préfère
La Terre ferme et ne rien faire
Les pieds et la tête en l’air
Au rythme des rocking-chairs

Le « régime » est un leurr’ qui cache La Misère
L’Euro est d’un’ pâleur à blanchir les blazers
La jeunesse est en pleurs et je suis solidaire
Et des chemis’s à fleurs…et du son des « Fender »

Mais à mon âge je préfère
La Terre ferme et ne rien faire
Les pieds et la tête en l’air
Au rythme des rocking-chairs

C’est la fin de la bringu’, des « Kro » et des « Kanter »
J’ai déposé mes fringu’s en haut des étagères
D’autres, pour moi, bourlingu’nt ; cachés dans les fougères
Le Maquis et les flingu’s ; on oublie, on enterre

Car à mon âge je préfère
La Terre ferme et ne rien faire
Les pieds et la tête en l’air
Au rythme des rocking-chairs



Sans porter l’uniform’ mais sur le pied de guerre
Pour éviter la Norm’, les erreurs de naguère
La jeunesse prend form’ sous la même bannière
Contre d’autres réformes et d’une autre manière

Mais à mon âge je préfère
La Terre ferme et ne rien faire
Les pieds et la tête en l’air
Au rythme des rocking-chairs.



                                    Le 2/10/10.
                                                    Pascal GERMANAUD







mardi 30 août 2011

"L'IDOLE" (Vers Divers Volume 1)



Entre toi et le monde autour
Rien n’est plus beau à observer
Tous les esprits sont chavirés
Serais-tu sorcier ?
Mon faiseur d’amour

Avec les hôtes de ta cour
Rien n’est plus beau à contempler
Il est certain que tu leur plais
Serais-tu fairplay ?
Mon faiseur d’amour

Malgré tes nuits parmi tes jours
Rien n’est plus beau à regarder
Tous tes discours sont vérité
Serais-je envoûté ?
Mon faiseur d’amour

Au-dessus des pointes d’humour
Rien n’est plus beau que tes paroles
Tous les rires s’ouvrent en corolle
Te sais-tu si drôle ?
Mon faiseur d’amour

En leitmotiv, en troubadour
Rien n’est plus beau qu’ ton Rock’n’roll
Tu les rends fous, tu les rends folles
Serais-tu l’idole ?
Mon faiseur d’amour

Entre toi et le monde autour
Rien n’est plus beau que ton ras l’ bol
Deviendrais-tu le sex-symbol ?
Serais-tu l’idole ?
Mon faiseur d’amour.
                                        Le 31/08/95.     
                                                           Pascal GERMANAUD

dimanche 28 août 2011

"PIC-NIQUE A LA BOURGEOISE" (Les Pamphlets Vol.10 Désamours)




Quand j’ vois les cons dans les salons
De thé
Bourgeois au petit doigt dressé
Les cons
Quand j’entends les ragots, les bruits
D’ couloir
Les médisanc’s des vieill’s mâchoires
Débris
De vers en vers faire sonner
L’alarme
Aux yeux des gueux trafiquants d’armes
A tuer

Je veux mourir entre tes lèvres
Du bas
Rev’nir à mes premiers émois
Mes fièvres
Des sam’dis soirs jusqu’aux lundis
Matins
Je veux m’nourrir entre tes seins
Jolis

Quand j’ouïs le coq sous la rosée
Je lève
Un doigt au ciel sachant mes rêves
Brisés
Quand j’vais trimer pour des salauds
Pur sang
Pour vivre avec mille et deux cents
Euros
Quand j’ vois l’av’nir dans mes pantoufles
Usées
Je veux m’enfuir mais l’ port’-monnaie
S’essouffle

Je veux mourir entre tes lèvres
Du bas
Rev’nir à mes premiers émois
Mes fièvres
Des sam’dis soirs jusqu’aux lundis
Matins
Je veux m’nourrir entre tes seins
Jolis

Quand j’ pense aux gros culs sur leur chaise
Assis
J’me dis qu’un jour ils s’ront rassis
Obèses
Comme du pain qu’ j’ai sur la planche
Ainsi
J’ me roul’ dans la farin’, j’ pétris
Tes hanches
D’ rim’s en pamphlets je tire un trait
D’Union
Entre nos deux mond’s je me fonds
Parfait !

Je veux mourir entre tes lèvres
Du bas
Rev’nir à mes premiers émois
Mes fièvres
Des sam’dis soirs jusqu’aux lundis
Matins
Je veux m’nourrir entre tes seins
Jolis.


                                                          Le 7/05/10.
                                                                            Pascal GERMANAUD





samedi 27 août 2011

"LA MORT AUX TROUSSES" (Les Pamphlets Vol.14 Errances et Irrévérences)




On est pris au piège
On se désagrège
On perd tous nos sièges
On pouss’ le manège

On n’est plus dans l’ jeu
Pas plus dangereux
Partout y’a des yeux
Qui visent et font feu

Zorro est à virer
Robin boit sans arrêt
Batman est démasqué
Les héros sont passés

On a Big Brother
Dans l’ collimateur
Et les fils d’Hitler
Pas très loin derrière
On aura tous
La mort aux trousses
On a déjà
La mort au ras...

On nous met des murs
Entre les murmures
On n’a plus d’armure
Ni la rage mûre

Le discours est clos
On n’a plus de mots
On n’a que des maux
Cachés sous nos peaux

Adieu Super Dupont
Goldo racle le fond
Richard écoeur’ le lion
Les traîtres resteront

On a Big Brother
Dans l’ rétroviseur
Et les fils d’Hitler
Dans le « philtre à air »
On aura tous
La mort aux trousses
On a déjà
La mort au ras...                       


                             Le 06/07/95.
                                                 Pascal GERMANAUD

"RÊVE D'OUBLI" (Vers Divers Volume 2)




Ce sont des instants de blasphème
Des petits riens aux couleurs blêmes
Le chant du cygne que l’on sème
Laissant derrièr’ nous ceux qu’on aime

Ce sont des heurts plutôt néfastes
La cruauté des enthousiastes
La machine plus ou moins vaste
Qui nous étrangle, nous dévaste

Rêve d’oubli momentané
Besoin de vivre en liberté
Comment pouvez-vous continuer
Sans vous sentir diminués ?
Fièvre d’aimer sans se cacher
Aphrodisiaque à dénicher
Des visages à réinventer
Coeurs nobles et mentalités

Ce sont des risques d’arrogance
Des rejets du bonheur la chance
Ce sont des pierr’s sans insouciance
Jetées aux projets de l’enfance

Ce sont des outrages divers
Des véhicul’s qui nous renversent
Ce sont des scandales pervers
Des pleurs qui coul’nt telle l’averse

Désir de se faire embarquer
Sur un navire loin des quais
Comment pouvez-vous abdiquer
Sans crier votre vérité ?
Fièvre d’aimer sans m’arrêter
Plus un obstacle à éviter
Des continents à contempler
Faire en somme ce qu’il nous plaît.
                             
                        Le 12/05/87.            Pascal GERMANAUD

vendredi 26 août 2011

"ME REPOSER" (Vers Divers Volume 2)




              Les yeux hargneux
Posés sur moi
Les rabat-joie
Au coeur teigneux

Les cris de haine
Lancés pour rien
La peur des chiens
Devant leur chaîne

Les hurlements
Des fous rebelles
Les pleurs d’enfants
Privés de ciel

J’en ai ma claque de tout ça
Je veux juste me reposer
M’allonger au creux de tes bras
M’abandonner jusqu’à l’oubli
J’ai trop erré si loin de toi
Simplement me reposer
Et m’anéantir sous tes draps
M’oublier au fond de ton lit

L’amour tricheur
Des jolies filles
Les mains faucilles
Des fossoyeurs

Le regard vide
De la science
L’impatience
Des jours limpides

                 La calvitie
Des tout-puissants
Les tâches de sang
Sur la vie

J’en ai ma claque de tout ça
Je veux juste me reposer
M’inonder de toute ta joie
M’assoupir enfin dans l’oubli
J’ai trop souillé mes propres pas
Seulement me reposer
                 M’évader au son de ta voix
M’oublier au pied de ton nid

Les désirs morts
Des utopistes
Le visag’ triste
Du vieux qui dort

Les coups de verge
Des bourreaux
Les faux dévots
Devant leur cierge

Les étendards
Des homm’s de loi
Et les bourgeois
Crachant leur dard

J’en ai ma claque de tout ça
Je veux juste me reposer
M’évanouir au fond de toi
M’éclipser auprès de l’oubli
J’ai trop de rest’s sur l’estomac
Simplement me reposer
Me réchauffer tout contre toi
Me reposer dans le silence de tes nuits.

                          Le 11/12/85.    
                                            Pascal GERMANAUD

jeudi 25 août 2011

"TRENTE ANS C'EST COURT" (Les Pamphlets Vol.1 Trentaine)




Du rodéo
Dans les débats
Avec des hauts
Avec des bas
Trente ans de joie
Trente ans déjà

D’la vidéo
Dans les ébats
J’ôte le haut
T’ôtes les bas
Trente ans de chaud
Trente ans de show

D’ la stéréo
Des wonderbras
Aller très haut
Jusqu’à tes bras
Trente ans d’octroi
Trente ans de toi

Une odyssée
Plein’de surprises
Pour se hisser
Ou lâcher prise
Trente ans de brise
Trente ans me brisent

Tant de lycées
Le temps s’aiguise
Laisser glisser
Faire à sa guise
Trente années c’est
Un’ panacée

Tant d’épopées
Le temps m’épuise
Un’ mélopée
M’entour’ d’emprises
Trente années c’est
Loin d’être assez

La trame de
Nos jours féconds
Ressemble aux oeufs
Sur le bacon
Trente ans ça fond
A la cuisson

Trente ans c’est vieux
Je me morfonds
Pourtant c’est mieux
Que mort au fond
Trente ans de jeux
Tu, il, nous, eux

L’esprit noueux
A l’abandon
C’est tout houleux
Que nous boudons
Trente années qu’on
Mim’ Cupidon

La mappemonde
De mes amours
Paraît immonde
Nuls nimbes autour
Trente ans abondent
T’entends ma blonde ?



Les printemps grondent
Aux alentours
Onde par onde
Les rides accourent
Trente ans c’est court
Aucun recours

Tant de secondes
Si peu de jours
Tu me secondes
Mais je suis sourd
Appell’ « au s’cours »
Trente ans c’est court.


                                Le 02/04/95.
                                                   Pascal GERMANAUD

mardi 23 août 2011

"LA ROUTE" (Les Pamphlets Vol.2 Métamorphoses)



J’ai roulé dur
De Pau à Brest
Et d’est en ouest
Longé les murs
J’ai mis ma veste
De bourlingueur
Sans compter l’heure
Lâchant du lest

J’ai fait la route

La vie est rude
Pris du mazout
Du nord au sud
J’ai fait la route
L’amour est mort
Coûte que coûte
Du sud au nord

J’ai perdu celle
Que j’ai fait vivre
L’enfant à suivre
Ses yeux bleus ciel
J’ai roulé vers
Des horizons
Qui n’ont raison
Que de ma chair

 

J’ai fait la route

La vie est rude
Pris du mazout
Du nord au sud
J’ai fait la route
L’amour est mort
Coûte que coûte
Du sud au nord

J’ai pris des risques
Pour l’inutile
Changeant de file
Doublant le fisc
Ne voyant plus
Le temps de veille
Plus de sommeil
De superflu

J’ai fait la route

La vie est rude
Pris du mazout
Du nord au sud
J’ai fait la route
L’amour est mort
Coûte que coûte
Du sud au nord

L’argent se gagne
Sur des lign’s droites
Les mains sont moites
Le ciel témoigne
Pour un petit
Cherchant l’ourson
A califourchon
Au bord du lit

J’ai fait la route

La vie est rude
Pris du mazout
Du nord au sud
J’ai fait la route
L’amour est mort
Coûte que coûte
Du sud au nord

 

Tout est fini
L’absence règne
Et le cœur saigne
Plus de petit
La route éloigne
Les corps épris
Tout est fini
Enfant, compagne

J’ai fait la route

La vie est rude
Pris du mazout
Du nord au sud
J’ai fait la route
L’amour est mort
Coûte que coûte
Du sud au nord

 

Aujourd’hui, rien
Plus de bitume
Et plus de plumes
Sur mon indien
Mon fils est loin
A l’est, à l’ouest
Des tendres gestes
Des doux câlins

 

J’ai fait la route

La vie est rude
Pris du mazout
Du nord au sud
J’ai fait la route
L’amour est mort
Coûte que coûte
Du sud au nord

 

J’ai trop roulé
Tout est fini
L’enfant grandit
Suis-je oublié ?
Je ne suis plus
Qu’un homme sombre
Guettant deux ombres
Deux inconnus.
                        
                              Le 16/11/2004          A PIERROT
                                                    Pascal GERMANAUD



dimanche 21 août 2011

"UN LOFT A BARREAUX" (Les Pamphlets Vol.13 Solitudes)




Tu coucheras loin ce soir
Dans tes rêves d’horizon
Loin des âmes sans espoir
Des couloirs de ta prison
Tu revois tes compagnons
Emportés par tes envols
Qui déposent leurs quignons
Pour écouter les paroles

Quand tu joues de la guitare
Tout l’entourage en profite
Dans le loft jusqu’à très tard
Sans la mine déconfite


Tu vogueras loin ce soir
Loin de la désillusion
Et les lames de rasoir
Ne feront pas d’intrusion
T’embarques tes compagnons
A mille lieues de la geôle
Des balades en rang d’oignons
Et des coiffeurs coupe-au-bol

Quand tu joues de la guitare
Tout l’entourage en profite
Dans le loft jusqu’à très tard
Sans la mine déconfite


Tu marcheras loin ce soir
Pour un ciel qui en dit long
Tu ne voudras plus t’asseoir
Dans le confort des salons

T’attrapes tes compagnons
Au passage et en avant
Loin des rongeurs trop mignons
Au son des cordes et du vent

Quand tu joues de la guitare
Tout l’entourage en profite
Dans le loft jusqu’à très tard
Sans la mine déconfite

Tu pleureras moins ce soir
En pensant à ton garçon
Tes voisins dans cette histoire
Fredonneront tes chansons

Quand tu joues de la guitare
Tout l’entourage en profite
Dans le loft jusqu’à très tard
Sans la mine déconfite.


                                       Le 31/03/11.
                                                          Pascal GERMANAUD