mardi 1 janvier 2013

"GRISE MINE" (Les Pamphlets Vol.25 Entre les Gouttes)


Au-dessus des toits en ardoise
Le long des tuil’s, entre les murs
Je file, m’arrête et je toise
Ecoutant rumeurs et murmures

Je suis urbain, je suis rural
Je traîne en chemin sur les routes
J’investis les rues sans morale
Crée des bouchons, force le doute

Grise mine est mon avatar
Je vous coincerai tôt ou tard
Entre chiens et loups débrouillards
Je suis la brume et le brouillard

Contre toute attente, j’attente
A vos sublimes errements
Et quand j’appuie sur la détente
Ma fumée rôde allègrement

Comme l’écume sur la plage
Je m’épaissis sur le bitume
En volute, en buée, nuage
Ou bien en bouge qu’on enfume

Grise mine est mon avatar
Je vous coincerai tôt ou tard
Entre chiens et loups débrouillards
Je suis la brume et le brouillard

Artisan de l’opacité
Ou vétéran narquois, sournois
J’interfère à l’immensité
Des paysages sur vos voies

J’adhère à toute forêt vierge
Et à tout recoin de bruyère
Vous pouvez allumer des cierges
Je glisserai dans le gruyère

Grise mine est mon avatar
Je vous coincerai tôt ou tard
Entre chiens et loups débrouillards
Je suis la brume et le brouillard

Du nord au sud et sans boussole
En arpenteur des interstices
Je me fondrai dans vos sous-sols
Dans les guerres et armistices

Je parcours un hameau d’étoiles
Que je vous cache quelquefois
Mais quand l’amour lève le voile
Je m’évapore… Comme quoi !


          Le 14/08/12.
                           Pascal GERMANAUD




"JE M'AMARRE OU J' ME MARRE" sur YouTube par Mendrack





JE M’AMARRE OU JE ME MARRE


Je m’amarre où je me marre
En pirate, en corsaire
Loin des villes, des fanfares
Du fardeau qu’ mon corps serre
Si je vois au loin un phare
J’ mets des cordes à ma guitare
J’ m’inserre
J’ m’aère
J’ m’aère.

Je m’amarre où je me marre
Au nez de tes estuaires
Tiens la barre et tintamarre
La cravate au vestiaire
Je mets mon pull en mohair
Bien loin de mes congénères
J’ me barre
Je pars
Je pars

Je m’amarre où je me marre
Sur des terres moins austères
Loin des guerr’s et des bagarres
Et loin des ministères
C’est fini le temps des gares
J’ mets les voiles et je m’égare
En mer
J’ m’aère
J’ m’aère

Je m’amarre où je me marre
Sous l’étoile polaire
Je côtoie des hommes rares
Des femmes sans colère
Je vogue loin des enfers
J’ rends ses cornes à Lucifer
Victoire
Je pars
Je pars

Je m’amarre où je me marre
Dans l’antre du mystère
Loin de tous mes cauchemars
Il n’y a plus d’éphémère

Je t’aime mais y’en a marre
Je repars, je redémarre
Et j’erre
J’ m’aère
J’ m’aère

Je m’amarre où je me marre
Dans des yeux sans frontières
Et je garde la mémoire
A bon escient j’espère
Pour vous narrer mes histoires
J’ mets des cordes à ma guitare
Pépère
J’ m’aère
J’ m’aère.


              Le 29/04/99.
                                Pascal GERMANAUD

"MADAME EST SERVIE" (Les Pamphlets Vol.17 En Voie De Disparition)


Je m’enfuis, je m’enfouis, mon amie, mon ami
Je fais fi de la vie, envie d’un tsunami
Je hume, me consume, m’embrume d’amertume
Je m’enfume d’écum’ sous ma plume en bitume
Et je ram’ sans ramdam sur les flammes des femmes
Comm’ l’Edam sous la lam’, condamné en quidam
Vous vouliez du Slam, madame
Du qui frappe à la Statham
Du qui Rap, du qui dérape
Du Slam qui vous tiendrait la grappe
Vous vouliez que je clame
Gente dame
Des anagramm’s, des amalgames
Tout un programme
Des karmas de play-boys
Des traumas de bad boys
Des gamm’s, du vague à l’âme
Vingt-et-un grammes de cowboys
Madame
Vous êtes servie !

Je suis fou, je m’en fous, dans le flou, je bafoue
Tous les cons, tout à coup, je fais comme Baffie
Les cocus je les cloue, je cours la corde au cou
Et tant pis, j’amplifie, je remplie les amphis
J’enflamme l’oriflamme du parfait gentleman
Et je bip sans le flip le slip de Superman
Vous vouliez du Slam, madame
Du qui frappe à la Van Damme
Du qui Rap, du qui dérape
Du Slam qui vous tiendrait la grappe
Vous vouliez que je clame
Gente dame
Des anagramm’s, des amalgames
Tout un programme
Des karmas de play-boys
Des traumas de bad boys
Des gamm’s, du vague à l’âme
Vingt-et-un grammes de cowboys
Madame
Vous êtes servie !

Je foudroie, maladroit, la paroi des rois froids
Sans foi, parfois sans loi, sans toit et sans effroi
De la fille du Front, je fais feu de tout bois
D’Hortefeux à Fillon, toute fiotte je broie
Toute fiole je bois foulant le macadam
Me défoulant au Bois de Boulogne, mon drame !
Vous vouliez du Slam, madame
Du qui frappe à la Statham
Du qui Rap, du qui dérape
Du Slam qui vous tiendrait la grappe
Vous vouliez que je clame
Gente dame
Des anagramm’s, des amalgames
Tout un programme
Des karmas de play-boys
Des traumas de bad boys
Des gamm’s, du vague à l’âme
Vingt-et-un grammes de cowboys
Madame
Vous êtes servie !

Je trifouill’, je foir’, fouill, je touille et je m’embrouille
Mais jamais ne bafouill’, en rimeur en vadrouille
Et je me meurs dans l’âm’ d’un amateur sans trouille
Qui vous aimait, Madame et qui avait des…
On me pend haut et court sans discours et sans larmes
Sans Slam…hanté… ni pour mes vers ni pour mes charmes…
Vous vouliez du Slam, madame
Du qui frappe à la Van Damme
Du qui Rap, du qui dérape
Du Slam qui vous tiendrait la grappe
Vous vouliez que je clame
Gente dame
Des anagramm’s, des amalgames
Tout un programme
Des karmas de play-boys
Des traumas de bad boys
Des gamm’s, du vague à l’âme
Vingt-et-un grammes de cowboys
Madame
Vous êtes servie !


             Le 9/10/11.
                            Pascal GERMANAUD



"J'ENTENDS MARCHER TON OMBRE" (Les Pamphlets Vol.18 Ombres et Vérités)


Où es-tu, petite caille au buste de porcelaine ?
Je te choierai dans les maill’s de mon vieillot pull en laine
Tu t’échappes en ce tunnel où les fantômes somnolent
Mais ell’ ne t’opportune, ell’, la main qui sent ton envol
Amour perdu dans le labyrinthe d’hier
Je ne sais plus comment attraper ta lumière
Et sur mon âme
A la dérive et sombre
L’espoir se trame
J’entends marcher ton ombre…
L’espoir se trame
J’entends marcher ton ombre…
J’entends marcher ton ombre…

Où vas-tu, ma toute belle, aussi loin dans les bas-fonds ?
Tu sais, j’ai un’ ribambell’ de câlins dans mes chansons
La fatigue aussi me mine au cœur des cités-dortoirs
Où pour dormir on chemin’ les yeux clos sur le trottoir
Flamme fatale aux lourdes jambes et au long cours
Dans les dédales obscurcis du contre-jour
Il y a tes traces
Affrontant la pénombre
L’état de grâce
J’entends marcher ton ombre…
L’état de grâce
J’entends marcher ton ombre…
J’entends marcher ton ombre…

Où cours-tu, tendre sylphide aux révérences acerbes ?
Ton attirance est si vid’ ; le monde te fout la gerbe
Je te promets qu’il me rest’, dans ma boîte de Pandore
Une pensée, un Everest où je s’rai ton labrador
Môme égarée aux confins de l’ennui de soi
Ralentiras-tu ? Dans ta course au désarroi 
Derrièr’ tes pas
J’efface les décombres
N’abdique pas !
J’entends marcher ton ombre…
N’abdique pas !
J’entends marcher ton ombre…
J’entends marcher ton ombre…

Où fuis-tu, pauvre gamine aux cent mille cicatrices ?
Je crèverai la vermine et les ronces des matrices
J’aurai la peau de tes maux si tu me laisses une chance
J’ôterai tous les grumeaux qui te rendent la vie rance
Muse écorchée dans la jungle cataclysmique
J’ai du bonheur pour toi, j’en connais la musique
Il y a des chants
Qui vibrent quand tu sombres
Et souviens-t-en !
J’entends marcher ton ombre…
Et souviens-t-en !
J’entends marcher ton ombre…

TU ES VIVANTE !


            Le 14/11/11.
                            Pascal GERMANAUD







mardi 25 décembre 2012

"POUR NOËL, J' M'OFFRE UN STEAK" (Les Pamphlets Vol.27 Photographies)


Le gaz va encore augmenter
Alors j’ me chauffe à la bougie
Ca me fait des économies
Pour payer l’électricité
Mais les bougies n’ sont pas données
Alors j’en pique chez Grévin
Et je mets de l’eau dans mon vin
Pour payer l’entrée du musée

Pour Noël, j’ m’offre un steak !
Faut régler les factures !
J’ n’irai pas voir chez les Grecs
S’il y a d’ la garniture…

Tous les six mois dans le budget
Le bon tabac va en faire un…
Mais comme je n’en n’ai aucun
Y’aura d’ l’herb’ dans mon calumet
Pour que ça pouss’, faut un terrain
Mais avec le loyer qui flambe
A mon cou,  je n’ai que mes jambes
Pour me pendre ou m’ fumer un rein

Pour Noël, j’ m’offre un steak !
Faut régler les factures !
J’ n’irai pas voir chez les Grecs
S’il y a d’ la garniture…

Pour oublier tous mes soucis
J’ai bien peur que même la bière
Soit taxée jusqu’au cimetière
Qu’il n’y ait plus rien pour moi ici
J’aurais voulu qu’on me réclame
De la compassion, du temps libre
Afin d’ rétablir l’équilibre
Mais, à vendr’, je n’ai que mon âme

Et j’ me la garde...MANGER !

Pour Noël, j’ m’offre un steak !
Faut régler les factures !
J’ n’irai pas voir chez les Grecs
S’il y a d’ la garniture !


       Le 20/12/12.
                        Pascal GERMANAUD





samedi 22 décembre 2012

"MERDE ! J' N'AURAIS PAS DU TOUT DEPENSER" (Les Pamphlets Vol.27 Photographies)


Merde !
J’ n’aurais pas dû tout dépenser
Avant le vingt-et-un décembre
On m’avait dit que tous nos membres
Deviendraient cendres et  j’ai signé

Signé l’impact avec le Diable
Qui se trouve être mon banquier
Putain ! Je ne suis pas rentier
Et les Mayas n’étaient pas fiables

Merde !
J’ n’aurais pas dû tout dépenser
Avant le vingt-et-un décembre
On m’avait dit que tous nos membres
Deviendraient cendres et  j’ai quitté

Quitté mon Sud-Ouest à l’arrache
Pour un pél’rinage cathare
Juste avant qu’il ne soit trop tard
… Qu’est-c’ qu’on s’emmerde à Bugarach !

Merde !
J’ n’aurais pas dû tout dépenser
Avant le vingt-et-un décembre
On m’avait dit que tous nos membres
Deviendraient cendres et  j’ai gobé

Gobé les émissions et cru
Tout’s les prévisions des oracles
Mais il y a eu comme un miracle
Et je me retrouve à la rue
Quelle merde !

         Le 19/12/12.
                         Pascal GERMANAUD

"HERITIERS DES CITES" (Les Pamphlets Vol.17 En Voie De Disparition)


Il était un foie triste dans l’obscurité
Des tripes d’un artiste en insécurité
Au fond d’un bouge louche où toute humanité
Fait insulte à la bouche des habitués
L’humeur y est sordide en toute impunité
Il faut dire qu’un vide y plombe l’unité
Un manque d’empathie et de sincérité
Même l’ombre en pâtit pour ne pas se faire tuer

Au cœur de la cité
Pas de mendicité
Là où la vérité
Devient complexité
Si t’es cette vérité
De la mort, t’es l’héritier !
Si t’es cette vérité
De la mort, t’es l’héritier !

Au bas des bâtiments l’habitude est en biais
Bancale en boniments, bardée de balles aux pieds
Balbutiant en barbant les bleus et les bérets
« Le képi, c’est craquant pour les connes à toqués ! »
Il était un foie triste en cette ébriété
Dans le cœur d’un artiste épris de variétés
« Black, blanc, beur, tous chômeurs ; c’est le prix à payer
Pour qui n’a pas chaud meurt ! »… dans l’esprit des quartiers

Au cœur de la cité
Pas de mendicité
Là où la vérité
Devient complexité
Si t’es cette vérité
De la mort, t’es l’héritier !
Si t’es cette vérité
De la mort, t’es l’héritier !

Un souffle s’emmitoufle, étouffe les friqués
Les pantoufles et moufl’s ne sont pas à briquer
Du foot et de l’esbrouf’ quand vient le vent frisquet
Suffisent à des Mirouf pour créer des criquets
Et par ces chants de oufs, enchanteurs inspirés
Ont chahuté le gnouf et d’autres destinées
L’important est d’aimer Alex Ti-Ben-Diémé
Ou le temps de semer une ère à respirer

Il est un foie en pist’ prêt à recommencer
Dans les chœurs d’un artiste enfin récompensé
Des sons et voix venus d’un coma idyllique
Se sentent reconnus comme un noyau unique

Au cœur de la cité
Pas de simplicité
Là où la vérité
Devient complexité
Si t’es cette vérité
De l’amour, t’es l’héritier !
Si t’es cette vérité
De l’amour, t’es l’héritier !

                             
          Le 31/08/11.
                           Pascal GERMANAUD





"DES PETITS RIENS" (Les Pamphlets Vol.16 Sang Rouge)


Des petits riens font des beaux jours
Broutilles, vétilles
Pupilles frétillent
Champagne pétille
Je n’aurai qu’un souhait mes amours

Dev’nir la pluie de votre douche
Le rouge de votre bouche
Devenir votre archipel
Au fond des yeux, du rimmel
Vous soutenir à l’avenir
Pour les lustres à venir
Pour des siècles devenir
Votre océan, votre navire

Des petits riens font des beaux jours
Broutilles, vétilles
Pupilles frétillent
Champagne pétille
Je n’aurai qu’un souhait mes amours

Devenir le sel de vos vies
Carburant, sens interdit
L’essence de tous vos sens
Le nectar ou la fragrance
Vous supporter comme supporte
Un fanatique, une escorte
Et devenir votre porte
Coupe-feu ou chambre forte

Des petits riens font des beaux jours
Broutilles, vétilles
Pupilles frétillent
Champagne pétille
Je n’aurai qu’un souhait mes amours

Ces petits riens du temps qui court
Broutilles, vétilles
Pupilles pétillent
Fifilles gentilles
Ne font au fond que vos beaux jours…
Lad dégoupille
Larbin roupille.


                Le 29/07/11.
                                 Pascal GERMANAUD


"LE NIMBE DES ILLUSIONS" (Les Pamphlets Vol.22 Echos de Pluies)


Dès la petite enfance, il est un palpitant
Se baignant sans offense, euphorique, flottant
Sur l’air doux sans remous des nuages du temps
Aussi tendres et mous qu’un touriste au printemps

Qu’il est bon cet air que
Les Maîtres des visions
Traduiront comme le
Nimbe des illusions

Dès les jeunes années, il est encore enfant
Le cœur instantané, innocent et bouffant
La vie à pleines dents comme on crève l’écran
Quand on est plus ardent qu’un chevalier à cran

Qu’il est bon ce flair que
Les Maîtres des visions
Traduiront comme le
Nimbe des illusions

Dès les premières armes, il est ado laissant
Couler le flot des larmes et de joie et de sang
Les filles sont en fleurs et les copains présents
Les bonheurs, les malheurs ne sont pas déplaisants

Qu’il est bon l’âge que
Les Maîtres des visions
Traduiront comme le
Nimbe des illusions

Dès l’entrée dans la jungle argentée des puissants
Il a jeté l’épingle à nourrice en jouissant
Mais le monde est odieux et il n’est plus lui-même
Et s’écrie : « Ô, mes dieux, plus personne ne m’aime ! »

Qu’il est dur l’âge que
Les Maîtres des raisons
Traduiront tel feu le
Nimbe des illusions.


          Le 11/05/12.
                           Pascal GERMANAUD


mardi 18 décembre 2012

"LE CADET DE MES SOUCIS" (Les Pamphlets Vol.15 Rencontres du Troisième Degré)


Je lègue mon corps à l’absence
Pour sustenter à mon lit vide
Vide de toute effervescence
Que vous soyez là ou liquide
Car j’ai plusieurs cordes à mon arc-
En-ciel où reposer mes ailes
D’albatros prêt pour les embarc-
Adèr’s et vacations sensuelles

Depuis que vous n’êtes plus
Que le cadet de mes soucis
Je vous aime en dent-de-scie
Car je vous hais aussi !

Je cède au chantage affectif
N’affectant qu’un alter ego
Le vôtre et je m’en bats les tifs
Eux-mêmes plus longs qu’ l’embargo
Que vous faites sur mes excès
De liberté que je m’empresse
De mettre au grand jour et exprès
Pour celle infirme de la Presse

Depuis que vous n’êtes plus
Que le cadet de mes soucis
Je vous aime en dent-de-scie
Car je vous hais aussi !

Je file droit si ça me sied
Mes restes iront de travers
L’homme est un loup, un carnassier
Et je remettrai le couvert
J’ai d’affreus’s affres quant à vous
Et je n’en démordrai jamais
Tout ce qui est mien est tabou
C’est à bout d’air que je m’en vais

Depuis que vous n’êtes plus
Que le cadet de mes soucis
Je vous aime en dent-de-scie
Car je vous hais aussi !

Je fige le temps d’un adieu
Et vous laisse à vos sinécures
Car je n’ai cure de vos dieux
Je pars en manque d’Epicure
Me fixer un but bien malingre
Même si je n’en ai l’usage
Un but sans plus ni violon d’Ingres
Aux antipod’s de votre image

Depuis que vous n’êtes plus
Que le cadet de mes soucis
Je vous aime en dent-de-scie
Car je vous hais aussi !


           Le 6/07/11.
                           Pascal GERMANAUD





lundi 10 décembre 2012

"AU PAYS IMAGINAIRE" (Les Pamphlets Vol.25 Entre les Gouttes)


J’entends chanter dans le lointain
Les fill’s aux joues rouge pomme
Et j’imagine dans un coin
Y poser la mienne…de pomme

Avec ma guitare à la main
Et quelques potes d’acné
On irait leur porter un brin
De muguet… à nos vahinés

Là-haut, là-bas
Au pays merveilleux
Imaginaire ou pas
Imaginaire ou mieux
On verra bien quand on y s’ra !

J’attends de pieds fermes l’oiseau
L’albatros ou le coucou
Qui nous envolera là-haut
A l’abordage de vos joues

Avec ma guitare et mes potes
On n’aura pas de bijoux
Mais de l’amour… et des capotes
A se partager entre nous

Là-haut, là-bas
Au pays merveilleux
Imaginaire ou pas
Imaginaire ou mieux
On verra bien quand on y s’ra !

Je vois danser à l’horizon
Des ventres nus, des silhouettes
Et j’aime à tort ou à raison
Penser que j’y plant’rai ma couette

Ma gratte en guise de moteur
Le manche entre les genoux
Je viendrais comme Harry Potter
Avec mes balais jusqu’à vous

Là-haut, là-bas
Au pays merveilleux
Imaginaire ou pas
Imaginaire ou mieux
On verra bien quand on y s’ra !

Je bois des philtres, des nectars
Avec mon gang du lycée
Pour rêver jusqu’à très, très tard
Qu’on s’ra vos prochains fiancés

J’entends chanter dans le lointain
Les fill’s aux joues rouge pomme
Et j’imagine dans un coin
Y poser la mienne…de pomme !

Là-haut, là-bas
Au pays merveilleux
Imaginaire ou pas
Imaginaire ou mieux
On verra bien quand on y s’ra !


         Le 18/09/12.
                          Pascal GERMANAUD



"LA DINDE ET LE DANDY" (Les Pamphlets Vol.22 Echos de Pluies)


Sous un air tendu
Sans sous-entendu
Elle allait vivace
A un rendez-vous
Où elle l’avoue
N’avait pas sa place
Lui allait « mal train »
Pimpant et serein
Vers sa Colombine
Sans regrets aucun
Poser son grappin
Sur une sardine
Poser son grappin
Sur une sardine

Sous un ciel pluvieux
Se tournaient les yeux
Vers la demoiselle
Faut dire qu’elle a-
-Vait mis des mi-bas
Et un porte-jarretelles
Ses bottes Mammouth
En peau de moumoute
La rendaient féline
Et le jeune athlète
Vit qu’elle était prête
Pour chasser le spleen
Vit qu’elle était prête
Pour chasser le spleen

Rencontre attendue
Sous un air tendu
Elle était à l’heure
Lui sans se presser
Aimait à stresser
Sa proie jusqu’au leurre
Assise au comptoir
Sur l’autre trottoir
Faisait grise mine
Quand lui retroussait
Sa montre à gousset
Toisant la gamine
Sa montre à gousset
Toisant la gamine

Puis il est venu
Comme convenu
Avec son sourire
Elle était en larmes
Il lui fit du charme
Et la fit rougir
C’est main dans la main
Qu’ils longèr’nt enfin
Les bords de la Seine
Puis le temps passa
Et il l’embrassa
Et elle fut sienne
Et il l’embrassa
Et elle fut sienne

La nuit fut de taille
Sans plus de détails
Elle fut torride
Lui d’un air tendu
Se sentit mordu
De l’être candide
C’est le lendemain
En tendant la main
Vers son épiderme
Qu’il poussa un cri
En voyant écrit :
« Merci pour le sperme ! »
En voyant écrit :
« Merci pour le sperme ! »

         
           Le 17/05/12.
                             Pascal GERMANAUD